Come si diceva nel post precedente (qui) ecco la libera traduzione del messaggio di Le Persan (i riferimenti all’economia francese ad ogni modo, non sono di pregiudizio alla valutazione generale; l’Italia non è immune, anzi, per l’Italia forse è pure peggio visto il suo debito pubblico enorme).

Per chi non avesse voglia di leggerselo tutto il messaggio è questo: il gruppo del G7 ha studiato soluzioni finanziarie per riparare i danni fatti dalle banche. Tali soluzioni si fondano su una ricetta semplice: usare il denaro pubblico per metterlo in istituti finanziari partecipi di un sistema malato destinato alla morte. Non solo questa soluzione è discutibile eticamente (premiare chi ha sbagliato) e scellerata dal punto di vista economico (aumento del debito, taglio a salari e servizi, aumento della pressione fiscale), ma non comprende nessuna garanzia, né piani di aiuto per salvare invece l’aconomia reale (cioè la produzione, cioè i posti di lavoro, cioè il reddito del ceto medio, quello che alla fine fa girare l’economia perché consuma di più). Queste soluzioni scellerate, non faranno che esacerbare la recessione in cui siamo entrati, e ci porterà dritti dritti verso una depressione (peggiore di quella 29 perché ancora più globalizzata). I politici quindi, non stanno facendo il loro mestiere: cioè trovare soluzioni ai problemi ben più gravi che ci aspettano nei prossimi mesi e anni. Lo sfacelo che ci aspetta sarà terreno fertile per i populisti. La repubblica di Weimar e l’ascesa del nazismo, pare che non abbiano insegnato nulla.

Traduzione: “Il susseguirsi degli eventi a catena, di natura sociale ed economica è semplice: Blocco dei crediti […], riduzione delle commesse e della produzione, fallimento delle piccole e medie imprese (PME), licenziamenti massicci nella grande industria, crescita della disoccupazione, in un contesto di riduzione degli indennizzi di disoccupazione, pressioni affinché si accettino lavori precari e dequalificati, impoverimento dei salari più bassi e delle pensioni; caduta del reddito relae delle classi medie in seguito al blocco dei salari e alla pressione fiscale finalizzata a pagare il crescente debito, necessario a riparare i danni del settore finanziario. Il dramma sociale ed i drammi umani che questi generano sono già sufficientemente chiari affinché si possa vedere cosa succederà in un contesto di crisi così acuta. Anche il conseguente effetto economico sarà enormi: ossia, una brusca contrazione della domanda  solvibile. Nonostante le nazionalizzazioni e capitalizzazioni delle banche, e la stabilizzazione delle azioni delle grandi imprese, la domanda non sarà più solvibile [= le persone non potranno più permettersi di acquistare merci], i prodotti resteranno negli scaffali della grande distribuzione, cioè darò un nuovo impulso alla spirale deflazionista [=diminuzione generallizzata dei prezzi, dovuta alla scarsa domanda di beni e prodotti]. Quali sono le risposte che i dirigenti politici possono dare di fronte ad una prospettiva del genere? Invece di focalizzarsi sulla crisi finanziaria a breve termine, quali sono le proposte per evitare la che recessione non si trasformi in una grande depressione? Non abbiamo, noi cittadini, il diritto di attenderci da chi ci governa che i dirigenti alzino lo sguardo e prendano conscienza del lungo termine, che anticipino le sfide dell’avvenire e propongano delle strategie per farvi fronte? Alcuni stimano che in un contesto culturale in cui il corpo sociale è piegato sul proprio individualismo, la depressione economica darà luogo solo ad un’ecerbazione delle angoscie individuali senza nessun effetto politico. Questa è una pia illusione, la rivolta della base repubblicana quando è stata discussa la prima versione del piano Paulson risuona come un eco a tutte le grandi paure della depressione del 1929.  Si può stimare quindi, che sia i sogni, sia i rischi del ‘Grand Soir’ [una rottura rivoluzionaria] non abbiano luogo. Ma cosa dire invece del populismo? Ha già fatto danni 70 anni fa, e nulla ci assicura che non ne faccia altri anche al presente, benché in forma diversa. Quel che è certo è che i populisti hanno il vento in poppa nei prossimi 12 mesi. L’ottimismo instrinseco alla natura umana fa in modo che il peggio non venga mai considerato come un’ozione credibile, fino al momento in cui poi arriva (a causa della mancata attenzione con cui ne abbiamo interpretato i segnali, o dell’incapacità ad imparare dagli eventi storici precedenti)  …..

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Testo originale: La réunion du G 7 vendredi 10 octobre n’a apporté aucun élément nouveau : un accord minimal s’est dégagé sur la poursuite de la perfusion du marché monétaire par les Banques centrales et la nationalisation partielle et temporaire des institutions financières qui viendraient en défaut. Ces mesures sont mises en œuvre depuis près de 6 mois pour les Banques centrales et le mouvement de nationalisation, engagé par Henri Paulson, s’est accéléré et a gagné toutes les capitales européennes depuis 1 semaine. Autant dire que combiné à d’autres mesures prises par les Etats, et non recensées par le G 7 dans son communiqué officiel, tous les instruments techniques pour résoudre les symptômes de la crise financière sont disponibles et sont utilisés. Et pourtant cela ne fonctionne pas. Comment donc ramener la confiance parmi les acteurs financiers qui ne croient plus eux-mêmes aux capacités auto-régulatrices du système qu’ils ont mis en place ? Les acteurs des marchés, qui sont malgré tout d’excellents techniciens financiers, ne croient plus à une solution technique ; ils attendent des dirigeants politiques une réponse politique. Leur offrir un catalogue de dispositions techniques, certes pour la plupart judicieuses, n’a aucun impact parce qu’elle tape à côté de la plaque. Qu’attendent donc les financiers ? La même chose que tous les citoyens : une réponse sur l’avenir qui s’annonce pour le moins inquiétant. Autrement dit, ce que tout le monde attend des dirigeants politiques est qu’ils nous disent comment ils entendent procéder pour que la récession ne se mue pas en une grande dépression. Cette attente était formulée assez nettement dans les salles de marché le 9 octobre et plus encore à la veille du G 7 le 10 octobre ; elle est latente dans le « corps social », notamment les classes moyennes qui fournissent le gros de la consommation et de la fiscalité. Or sur ce point, les dirigeants politiques occidentaux sont entièrement aphones : aucun n’a centré son discours sur la dépression qui s’annonce et comment faire pour éviter qu’elle ne se transforme en sinistre social et économique. Le message implicite de cet étonnant silence semble être que la dépression est inévitable et qu’il faudra payer les pots cassés (tel est notamment le sens du discours de Toulon de Nicolas Sarkozy). Mais s’est-on donné la peine de préciser assez concrètement ce que signifie ces « pots cassés » et quelles en seront les conséquences ? L’enchaînement économique et social est simple : blocage du crédit (les 22 milliards € du Livret Développement Durable mobilisé par le Gouvernement au profit des PME n’auront un impact qu’à la marge sur cette situation), réduction des commandes et de la production, dépôts de bilan des PME, licenciements massifs dans les grandes entreprises, accroissement du chômage dans un contexte de réduction des indemnités et de pression pour l’acceptation d’emplois précaires et déqualifiés, paupérisation des bas revenus et des petits retraités, chute du revenu réel des classes moyennes suite au blocage des salaires et à la ponction fiscale pour payer l’accroissement de la dette nécessaire à éponger les sinistres du secteur financier. Le drame social et les drames humains qu’ils génèrent sont déjà suffisamment clairs actuellement pour qu’on voit bien ce qu’il adviendra dans un contexte de crise aiguë. L’effet économique induit sera tout aussi redoutable : il conduira à une brusque contraction de la demande solvable. Les Banques auront beau avoir été recapitalisées par les nationalisations et le cours des actions des grandes entreprises industrielles stabilisé, quand la demande ne sera plus solvable, les produits resteront sur les rayons des distributeurs, ce qui donnera un nouveau tour de roue à la spirale déflationniste. Quelles réponses donnent les dirigeants politiques à cette perspective ? Au lieu de la focalisation sur la crise financière à court terme, quelles sont leurs propositions pour éviter que la récession ne se transforme en grande dépression ? Ne sommes-nous pas, nous citoyens, en droit d’attendre de nos dirigeants élus qu’ils relèvent la tête du guidon, prennent de la hauteur de vue, anticipent les défis de l’avenir et proposent les orientations pour y faire face ? Certains estiment que dans un contexte culturel et ancien de repli du corps social sur l’individualisme, la dépression économique ne donnera lieu qu’à une exacerbation des angoisses individuelles sans effets politiques. C’est un leurre : la révolte de la base républicaine lors de la discussion du 1er plan Paulson résonne comme un écho à toutes les grandes peurs de la dépression de 1929. On peut très valablement estimer que les rêves ou les risques de Grand soir n’ont plus cours. Mais qu’en est-il du populisme ? Il a fait des ravages il y a 70 ans et rien ne dit que sous une forme différente il n’en fasse pas de nouveaux ; ce qui est certain est que les populistes ont le vent en poupe et que ce vent soufflera encore plus fort en leur sens au cours des 12 prochains mois. L’optimisme inhérent à la nature humaine fait que le pire n’est jamais considéré comme crédible jusqu’à ce qu’il arrive faute d’avoir étudié vraiment ses signaux ainsi que l’enseignement des événements historiques. Traiter à bras le corps le problème de la récession d’ores et déjà lancée sur les rails est une exigence démocratique.

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